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Comment rendre plus accessible le m-commerce aux e-commerçants émergents ?

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La place du m-commerce auprès des e-marchands

Le m-commerce semble promettre des perspectives ambitieuses pour les e-marchands. De plus en plus, les gérants de boutique en ligne intègrent ce canal dans leur stratégie de vente. Et pour cause, les visiteurs mobinautes sont de plus en plus nombreux et leurs attentes évoluent.

Les sites où l’expérience d’achat est satisfaisante sur mobile sont plutôt rares et les e-commerçants se contentent souvent d’un minimum de compatibilité avec les appareils mobiles. Ce n’est bien-sûr pas suffisant pour permettre aux acheteurs d’avoir une expérience optimale sur des tailles d’écrans nécessitant vraiment une expérience utilisateur réfléchie et spécifique au support (Potentiellement application iOS et Android PrestaShop). Dans un premier temps, nous allons nous intéresser à ce constat. Pourquoi beaucoup d’e-commerçants ne proposent pas encore une expérience de qualité pour une catégorie de visiteur qui dépasse souvent plus de 50% des visites au total (1) ? Quels sont les freins rencontrés par ces e-marchands ?

Sur plus de 180.000 sites e-commerce français, Yooda (2) annonce que seuls 49% des sites analysés en 2016 étaient optimisés pour les appareils mobiles. C’est 12% de plus qu’en 2015 mais c’est encore très peu alors que Google pénalise désormais les sites non mobile-friendly. Surtout que seule une petite partie des sites optimisés mobile proposent réellement une expérience utilisateur mobile de qualité.

Un canal de vente encore peu connu

Les e-marchands ne sont pas assez au courant de l’impact que peut avoir le m-commerce sur leur chiffre d’affaires. C’est ce que révèle une étude de PriceMinister – Rakuten (3) en annonçant que 44,1% des e-commerçants ne connaissent pas le poids du m-commerce dans leurs ventes. Cependant, la prise de conscience est quand même présente chez la plupart des e-marchands, selon la même étude, 60,8% des marchands pensent que les boutiques en ligne ne possédant pas de solution m-commerce dans les 2 ans perdraient jusqu’à 20% de leur chiffre d’affaires.

 

Un marché qui manque de maturité

Si beaucoup de e-marchands sont frileux à l’idée de développer une stratégie de commerce mobile, c’est aussi parce que les achats en ligne sont majoritairement faits sur PC. De plus, d’après l’étude de PriceMinister – Rakuten, 72,2% des e-marchants pensent que les achats réalisés sur un appareil mobile sont majoritairement de petits achats. En effet en 2015, le panier moyen français en e-commerce est de 78€ (Source : Fevad) alors que celui du  shopping mobile est à 50€ (Source : RetailMeNot), soit un écart de 23%.

Aussi, d’après PriceMinister (4), le m-commerce représente seulement entre 0 et 15% des ventes selon 44,9% des e-marchands sondés. Ce dernier chiffre peut s’expliquer par le fait que le mobile ne reste encore qu’un moyen de consulter des produits, des avis, et des informations afin d’effectuer leurs achats depuis leur ordinateur ou en boutique : 40% utilisent leur mobile avant d’acheter sur PC (Source : Fevad). C’est aussi la preuve que les boutiques en ligne ont beaucoup de progrès à faire autour du tunnel d’achat afin d’optimiser la conversion sur mobile.

« Au Japon, les ventes par mobile représentent déjà près de 50% des ventes de la place de marché de Rakuten Ichiba, ce chiffre ne fait qu’augmenter tous les ans. Le mobile c’est réellement l’avenir du e-commerce ! Il est évident qu’en France, au vu de ces résultats, cette activité n’est pas encore un automatisme chez les marchands. Il serait intéressant d’envisager la création d’outils qui sensibiliseraient les marchands au potentiel du m-commerce ». Olivier Mathiot, PDG de Price-Minister (5)

Une question de prix et de priorité

Malgré les perspectives économiques qu’engendrerait un investissement dans le m-commerce, seuls 54% des e-commerçants interrogés se disent capables d’allouer un budget supplémentaire pour développer le canal de vente mobile ces deux prochaines années (Source : PriceMinister – Rakuten). Il faut savoir que le budget d’un e-commerçant émergent n’est pas illimité et que le m-commerce n’est pas la seule composante de l’e-commerce permettant d’augmenter son chiffre d’affaires. L’e-commerce est de plus en plus complexe et de nombreux facteurs nécessitent déjà de l’investissement. Parmi ces facteurs, l’optimisation du référencement et le webmarketing sont deux composantes indispensables et très onéreuses.

De plus, optimiser sa boutique au m-commerce a aussi un coût élevé, peu importe les solutions utilisées : la qualité nécessite une grande étude du contexte et une grande technicité.

Alors comment donner l’élan à ces e-marchands de faire un pas vers le m-commerce ?

Vers une automatisation des processus de création

Parmi ces améliorations, il y a une réduction du coût de mise en place, tout en proposant un service de qualité similaire voire supérieure aux solutions déjà existantes. Comment réduire ce coût sans réduire la qualité du service ? La réponse est dans l’automatisation des processus de création. Cela existe déjà dans la création de sites internet, ce genre de pratique est très courante : il n’y a pas forcément besoin d’être un développeur pour créer son site internet. Il existe des services en ligne permettant à une personne non férue d’informatique de créer elle même son site ou sa boutique en ligne. L’idée ici est d’utiliser une stratégie similaire pour la création d’applications mobiles PrestaShop Android et iOS.

Mais ce genre de services ne sont-ils pas décriés par les prestataires informatiques en raison de leur qualité ? En effet, ce genre de service a ses défauts, et ne remplacera jamais une prestation faite sur-mesure par un développeur professionnel. Le but est ici de s’en approcher un maximum en corrigeant ces défauts et surtout en proposant des avantages. L’objectif est surtout de proposer une alternative aux e-commerçants à un prix abordable à toutes tailles d’entreprises, en proposant le meilleur service possible. Une autre façon de réduire le coût du service est de laisser le client faire le travail. En effet sur ce genre de plateforme c’est le client qui créé et qui gère ses applications. La plateforme ne fait que fournir les services permettant de le faire facilement.

Alors comment permettre à des e-commerçants, sans grandes connaissances dans le secteur informatique, de construire et de gérer eux-mêmes leurs applications ?

Tout passe par beaucoup de recherche et une connaissance approfondie en UI et UX. Il existe des outils permettant d’analyser et de comprendre le comportement d’un internaute sur un site internet. Ce sont des logiciels de capture de session, qui permettent simplement de « filmer » les actions d’un internaute sur un site internet. C’est un type d’outil très utile qui permet d’optimiser l’UX et l’UI d’un site considérablement, en soulevant des problèmes que nous n’aurions jamais pu imaginer. Ces connaissances se développent aussi en regardant ce qu’il se fait ailleurs : cela ne sert à rien de réinventer la roue.

Conclusion

Le marché du e-commerce est en plein essor mais le m-commerce l’est également ! C’est pourquoi il est nécessaire de se pencher aujourd’hui sur les solutions de demain. Nous le savons, les smartphones et tablettes sont de plus en plus présents cependant cela entraîne des changements sur la façon de consommer. Il est donc important de s’adapter aux consommateurs (clients des e-commercants) et de mettre en marche le navire auprès des gestionnaires de boutiques e-commerce. Cela en leur proposant un système automatisé de déploiement d’application iOS et Android pour PrestaShop adossé à un site mobile par exemple.

 

Sources :

(1) Weeb – http://www.weeeb.fr/Les-ecrans-mobiles-representent-de-50-des-visites-des-sites_a94.html
(2) Yooda – http://blog.yooda.com/seo/5076-etude-mobile-friendly-2016/
(3) Frenchweb – http://www.frenchweb.fr/m-commerce-bientot-le-grand-saut/162291
(4) Tourmag – http://www.tourmag.com/M-commerce-les-e-commercants-restent-frileux_a68654.html
(5) Lsa-conso – http://www.lsa-conso.fr/le-m-commerce-estime-mais-delaisse,180730